Maternité

Aspects juridiques de la maternité de substitution

La maternité de substitution est souvent comprise comme une « maternité de substitution ».. Toutefois, du point de vue du bon sens et aussi du point de vue juridique, l’expression renvoie à un concept plus large.

Il y a, d’une part, la maternité de substitution elle-même et, d’autre part, la pseudo-subrogationqui se réfère à la fertilisation in vitroc’est-à-dire l’implantation d’embryons et de nombreuses autres méthodes de reproduction.

Le terme « maternité reproductive » est souvent utilisé pour désigner ces concepts à l’échelle mondiale. Le point commun de tous ces cas, du point de vue juridique, est la gestation d’un enfant génétiquement « étranger » à la mère.

Dans ce qui suit, nous parlerons principalement de la maternité de substitution qui se réfère situation dans laquelle une femme ou un couple confie à une autre femme la grossesse d’un enfant. C’est ce qu’on appelle la « maternité de substitution ». Examinons quelques aspects juridiques.

La maternité de substitution ou la gestation pour autrui est-elle autorisée en Espagne ?

Les aspects juridiques de la maternité de substitution sont l’une des principales raisons de l’existence du « tourisme de fertilité ».. Dans la pratique, de nombreux couples qui ont des difficultés à concevoir et qui ont parfois essayé de nombreuses méthodes de fécondation assistée, choisissent de recourir à une mère porteuse.

Ces couples qui optent pour la maternité de substitution sont confrontés au problème suivant : dans leur pays de résidence, cette pratique est illégale et ils doivent donc se rendre à l’étranger pour le faire. En Espagne, malgré le fait que la législation sur la procréation assistée soit l’une des plus avancées d’Europe, la gestation sur demande n’est pas autorisée par la loi.

L’article 10 de la loi 14/2006 du 26 mai sur les techniques de reproduction humaine assistée le précise. Selon cet article, tout contrat dans lequel une grossesse est prévue pour une femme, avec ou sans paiement, et il est établi que celle-ci renonce à son droit à la filiation maternelle en faveur du contractant, est nul et non avenu.

La règle signifie que le bébé qui naîtra de cette gestation est légalement l’enfant de la femme qui le porte. Cela s’applique dans tous les cas, même si les parties sont liées. Si les gamètes pour féconder la mère ont été fournis par le couple concerné, la situation juridique reste la même.

Dans ce dernier cas, la seule différence est que l’homme sera considéré légalement comme le père biologique de l’enfant. La future mère peut même exiger qu’il assume ses obligations de mère. Mais la femme du couple n’aura aucun droit ni aucune obligation.

Tourisme reproductif

Face à cette situation juridique, les couples qui ont décidé d’opter pour cette méthode ont généralement recours à ce que l’on appelle le « tourisme de reproduction ». A cette fin, devrait choisir des pays où cette technique est légale et s’y rendre pour finaliser l’accord.

Ces pays comprennent certains États américains tels que la Californie, Chicago, Boston et New York, et des pays comme le Canada, l’Inde, l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan. La Californie est l’un des endroits les plus flexibles, c’est donc l’une des destinations préférées pour le tourisme de fertilité. Le seul problème est le coût, qui est beaucoup plus élevé que dans d’autres pays.

En Europe, il y a deux pays où la maternité de substitution est légaleLes seules exceptions sont l’Angleterre et la Grèce. Avant de choisir le pays, il est important de tenir compte du fait que la procédure n’est pas aussi simple dans tous les pays.Aspects juridiques de la maternité de substitution.

Statut juridique des enfants nés par le biais d’une mère porteuse

Un nombre important de couples espagnols ont eu recours à la technique de la maternité à la demande à l’étranger au cours des dernières années. Cependant, en Espagne, les choses n’ont pas toujours été tout à fait faciles.

Jusqu’en 2010, l’état civil ne permettait pas l’enregistrement des bébés nés par cette technique de maternité de substitution. L’enfant était laissé sans protection et ne pouvait pas être enregistré, de sorte qu’il ne pouvait pas accéder à la sécurité sociale ou à l’éducation publique gratuite.

Toutefois, en octobre 2010, il a été approuvé une loi qui permet l’enregistrement des enfants de couples espagnols ou de parents isolés, née à l’étranger par la méthode de la maternité de substitution.

La principale exigence pour cet enregistrement est qu’un tribunal compétent dans le pays d’origine de l’enfant indiquer par une décision de justice que l’enfant est légalement l’enfant du couple.

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